Rats et souris :deux nuisibles, deux protocoles.
On les range ensemble sous le mot « dératisation », et sur le terrain ils n’ont presque rien en commun : ni les mêmes lieux, ni les mêmes entrées, ni la même méfiance. Confondre les deux, c’est traiter au mauvais étage.
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Mis à jour le 12 septembre 2026
Le mot « dératisation » recouvre deux animaux que tout sépare sur le terrain. Les distinguer n’a rien d’académique : le lieu où l’on cherche, les entrées que l’on referme et la façon dont l’intervenant pose un dispositif changent selon celui auquel on a affaire.
Ils n’habitent pas le même étage
Le rat surmulot est un animal du bas. Caves, sous-sols, vides sanitaires, égouts particuliers, abords des poubelles, gaines techniques : il occupe les niveaux inférieurs et remonte peu. Chercher un surmulot dans des combles est en général une perte de temps.
La souris grise fait l’inverse. Elle vit près de ce qu’elle mange, ce qui la place en cuisine, dans les celliers et derrière l’électroménager, et elle monte volontiers : cloisons doublées, faux plafonds, combles. Un bruit au plafond oriente vers elle bien plus que vers lui.
Conséquence directe : le tour de maison ne commence pas au même endroit selon l’espèce suspectée. La trame de visite couvre les deux niveaux pour cette raison.
Ils n’entrent pas par les mêmes ouvertures
Le surmulot utilise les réseaux : canalisations d’eaux usées et pluviales, regards, passages de gaines dans les murs enterrés. Ce n’est pas un hasard si le règlement sanitaire demande expressément de veiller au bon état des joints hermétiques fixés sur ces canalisations : c’est une voie d’accès connue, et elle se contrôle.
La souris se contente de très peu, et de beaucoup plus haut : un jour sous une porte de garage, un passage de câble mal rebouché, une gaine de ventilation. Là où l’on cherche une ouverture pour le rat, on cherche un interstice pour la souris.
Lire aide à comprendre. Ça ne fait pas partir ce que vous avez chez vous.
Demander l’identification de l’espèceIls ne réagissent pas pareil à la nouveauté
C’est la différence la plus importante pour le traitement, et la moins connue. Le rat surmulot se méfie de ce qui apparaît dans son environnement et met du temps avant de s’y intéresser. Un dispositif posé le matin ne donne rien le soir, et cela ne veut pas dire qu’il est mal placé.
La souris, elle, explore volontiers ce qui est nouveau sur son trajet. Elle visite beaucoup, goûte peu à chaque fois, et multiplie les points de passage.
De là découle un écart concret de méthode : avec le rat, il faut de la patience et des points stables, contrôlés dans la durée ; avec la souris, il faut multiplier les emplacements sur les trajets repérés. Dans les deux cas, les conditions d’emploi des produits professionnels imposent des postes sécurisés, couverts et protégés, la recherche et le retrait réguliers des cadavres pendant la période de traitement, et un contrôle des points au moins une fois par semaine.
Ce que ça change pour vous
Peu de choses à faire, et une à ne pas faire. À faire : noter la disposition des crottes, l’étage où le bruit se produit, et l’endroit exact où vous avez vu quelque chose. Ces trois éléments suffisent presque toujours à trancher entre les deux espèces avant même la visite.
À ne pas faire : conclure trop vite parce qu’on a vu passer quelque chose de gros. La taille perçue dans la pénombre est la plus mauvaise des indications, et c’est celle sur laquelle on se trompe le plus souvent.
Si l’animal est visible en ce moment et que la situation est en cours, par quoi commencer détaille les gestes utiles dans les heures qui précèdent une intervention, et ceux qui font perdre une visite.