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Habitat

Dératiser une maison.Par où ils entrent, et ce qu’on traite.

Une maison se dératise autrement qu’un appartement, parce qu’elle a ce qu’un appartement n’a pas : un dessous, un dessus, et des abords. C’est là que se trouvent les entrées, et c’est par là que commence une visite sérieuse.

  • Combles et vide sanitaire
  • Rats et souris
  • France entière

Votre maison, en bref

Vos coordonnées ne sont transmises qu’au professionnel chargé de vous répondre, et à personne d’autre.

Carnet de terrain
Fiche d’intervention
Le dessous
Cave, vide sanitaire, sous-sol : le niveau bas est la première entrée d’un surmulot.
Le dessus
Combles et sous-toiture, où une souris monte volontiers par une gaine.
Les réseaux
Joints des canalisations d’eaux usées et pluviales, gaines, passages de câbles.
Les abords
Local à poubelles, compost, réserve de graines, abri des animaux domestiques.

Cette trame reprend les locaux que le règlement sanitaire demande précisément de vérifier. Elle se parcourt en un tour de maison.

118Article « Rongeurs » du RSD d’Île-de-France
TP14Type de produit visé pour les rongeurs
TP18Type de produit visé pour les insectes
5ansValidité du certibiocide de l’intervenant
1/sem.Contrôle minimal des points posés

La trame de visitevient du règlement, pas de nous.

Le règlement sanitaire départemental ne se contente pas de demander d’éviter l’introduction des rongeurs. Il nomme les endroits à vérifier périodiquement, et cette liste fait une excellente trame de tour de maison : les caves, les cours, les égouts particuliers, les entrepôts, les locaux commerciaux, les cuisines et réserves alimentaires collectives, les locaux à poubelles et les logements des animaux domestiques.

Il ajoute un point que presque personne ne regarde, et qui est pourtant l’une des entrées les plus fréquentes en maison : veiller au bon état des joints hermétiques fixés sur les canalisations des eaux résiduaires et pluviales. Un joint fatigué sur une descente ou un regard mal refermé, et le réseau devient un couloir d’accès direct depuis l’extérieur.

Cette vérification n’est pas ponctuelle. Le texte demande de tenir constamment en bon état d’entretien les dispositifs de protection mis en place, et il fait porter la vérification conjointement au propriétaire et aux occupants. En maison individuelle, les deux sont souvent la même personne : la conséquence, c’est que l’entretien vous revient entièrement.

Les entrées d’une maison

Six accèsqu’un appartement n’a pas.

Le vide sanitaire

Chaud, sombre, rarement visité : l’abri idéal, et directement sous le plancher.

Les combles

Une gaine mal rebouchée suffit à ouvrir tout l’étage sous toiture.

Les regards et descentes

Le point que le règlement nomme explicitement : joints des eaux usées et pluviales.

Le bas des portes

Un jour de quelques millimètres sous une porte de garage ou de cellier.

Les abords nourriciers

Compost ouvert, graines pour oiseaux, croquettes laissées dehors le soir.

Les passages de réseaux

Arrivée d’eau, gaine électrique, conduit de ventilation traversant un mur.

Vous avez le problème devant vous, pas seulement sous les yeux.

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Ce que fait l’intervenant

Le tour de maison,avant tout traitement.

Il fait le tour

Dessous, dessus, réseaux, abords. La trame ci-dessus, appliquée au bâti réel.

Il coupe la ressource

Ce qui nourrit la colonie, dedans comme dehors. Souvent la partie la plus efficace.

Il traite

Des dispositifs posés dans des postes sécurisés, couverts et protégés, hors de portée.

Il contrôle, puis on rebouche

Le rebouchage vient en dernier, une fois la population traitée, jamais avant.

Si la maison abrite une activité

Un gîte, un atelier,un local professionnel.

Dès qu’une activité professionnelle occupe une partie du bâtiment, une couche supplémentaire s’ajoute. Le code du travail impose que les lieux de travail et leurs annexes soient régulièrement entretenus et nettoyés, et qu’ils restent exempts d’encombrement. Cela vaut pour un atelier attenant comme pour un bureau aménagé.

Si l’activité touche à l’alimentaire, même à petite échelle, le cadre se durcit encore et relève du volet professionnel, avec ses obligations de méthodes adéquates de lutte contre les nuisibles et de preuves à produire. Ce n’est pas le sujet de cette page, qui traite l’habitation.

  • Locaux de travail régulièrement entretenus et nettoyés : article R4224-18 du code du travail.
  • Vérification conjointe et entretien permanent des dispositifs : règlement sanitaire départemental, article 118 pour l’Île-de-France.

Vous avez le problème devant vous, pas seulement sous les yeux.

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J’ai bouché tous les trous que j’ai trouvés, et ils sont toujours là.

C’est le bon geste, mais il agit sur l’avenir, pas sur le présent : une colonie déjà installée à l’intérieur n’a plus besoin d’entrer. Pire, un rebouchage fait avant le traitement peut enfermer la population dans une cloison, là où elle devient difficile à atteindre proprement. L’ordre qui fonctionne est toujours le même : diagnostic, coupure des ressources, traitement, contrôle, puis rebouchage durable.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demandeavant d’appeler quelqu’un.

Faut-il traiter les combles si je n’y monte jamais ?
C’est souvent là qu’il faut regarder en premier, justement parce qu’on n’y monte jamais. Bruits au plafond, isolant tassé ou déchiqueté, déjections sur la laine : signalez-le, même si vous n’avez rien vu dans les pièces de vie.
Mon voisin a des poules et un compost. Est-ce que ça compte ?
Beaucoup. Une source de nourriture stable à proximité entretient une population qui vient ensuite chercher l’abri chez vous. Le règlement demande d’ailleurs de faire évacuer les dépôts de détritus et déchets susceptibles d’attirer les rongeurs. Mentionnez-le : cela change le périmètre de la visite.
Le traitement est-il dangereux pour mon chien ou mon chat ?
C’est précisément ce que les conditions d’emploi encadrent. Les appâts professionnels se posent dans des postes sécurisés, couverts et protégés, et les cadavres se cherchent et se retirent régulièrement pendant le traitement pour limiter le risque d’empoisonnement secondaire. Signalez vos animaux avant la visite, pas après.
Combien de temps faut-il laisser les dispositifs en place ?
Le temps du traitement, décidé par l’intervenant. Un point mérite d’être connu : les conditions d’emploi prévoient que le produit ne s’utilise pas en appât permanent destiné à prévenir une invasion ou à surveiller l’activité. Un dispositif laissé indéfiniment en place n’est pas une bonne pratique.
Et si la maison est en location ?
La question de la charge se pose alors, et le règlement ne la tranche pas seul : il fait porter la vérification conjointement au propriétaire et à l’occupant. Qui doit payer quoi détaille ce qui relève de chacun et ce que le bail peut prévoir.
Mise en relation

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