Dératiser une maison.Par où ils entrent, et ce qu’on traite.
Une maison se dératise autrement qu’un appartement, parce qu’elle a ce qu’un appartement n’a pas : un dessous, un dessus, et des abords. C’est là que se trouvent les entrées, et c’est par là que commence une visite sérieuse.
- Combles et vide sanitaire
- Rats et souris
- France entière
- Fiche d’intervention
- Le dessous
- Cave, vide sanitaire, sous-sol : le niveau bas est la première entrée d’un surmulot.
- Le dessus
- Combles et sous-toiture, où une souris monte volontiers par une gaine.
- Les réseaux
- Joints des canalisations d’eaux usées et pluviales, gaines, passages de câbles.
- Les abords
- Local à poubelles, compost, réserve de graines, abri des animaux domestiques.
Cette trame reprend les locaux que le règlement sanitaire demande précisément de vérifier. Elle se parcourt en un tour de maison.
La trame de visitevient du règlement, pas de nous.
Le règlement sanitaire départemental ne se contente pas de demander d’éviter l’introduction des rongeurs. Il nomme les endroits à vérifier périodiquement, et cette liste fait une excellente trame de tour de maison : les caves, les cours, les égouts particuliers, les entrepôts, les locaux commerciaux, les cuisines et réserves alimentaires collectives, les locaux à poubelles et les logements des animaux domestiques.
Il ajoute un point que presque personne ne regarde, et qui est pourtant l’une des entrées les plus fréquentes en maison : veiller au bon état des joints hermétiques fixés sur les canalisations des eaux résiduaires et pluviales. Un joint fatigué sur une descente ou un regard mal refermé, et le réseau devient un couloir d’accès direct depuis l’extérieur.
Cette vérification n’est pas ponctuelle. Le texte demande de tenir constamment en bon état d’entretien les dispositifs de protection mis en place, et il fait porter la vérification conjointement au propriétaire et aux occupants. En maison individuelle, les deux sont souvent la même personne : la conséquence, c’est que l’entretien vous revient entièrement.
Six accèsqu’un appartement n’a pas.
Le vide sanitaire
Chaud, sombre, rarement visité : l’abri idéal, et directement sous le plancher.
Les combles
Une gaine mal rebouchée suffit à ouvrir tout l’étage sous toiture.
Les regards et descentes
Le point que le règlement nomme explicitement : joints des eaux usées et pluviales.
Le bas des portes
Un jour de quelques millimètres sous une porte de garage ou de cellier.
Les abords nourriciers
Compost ouvert, graines pour oiseaux, croquettes laissées dehors le soir.
Les passages de réseaux
Arrivée d’eau, gaine électrique, conduit de ventilation traversant un mur.
Vous avez le problème devant vous, pas seulement sous les yeux.
Demander un tour de maisonLe tour de maison,avant tout traitement.
Il fait le tour
Dessous, dessus, réseaux, abords. La trame ci-dessus, appliquée au bâti réel.
Il coupe la ressource
Ce qui nourrit la colonie, dedans comme dehors. Souvent la partie la plus efficace.
Il traite
Des dispositifs posés dans des postes sécurisés, couverts et protégés, hors de portée.
Il contrôle, puis on rebouche
Le rebouchage vient en dernier, une fois la population traitée, jamais avant.
Un gîte, un atelier,un local professionnel.
Dès qu’une activité professionnelle occupe une partie du bâtiment, une couche supplémentaire s’ajoute. Le code du travail impose que les lieux de travail et leurs annexes soient régulièrement entretenus et nettoyés, et qu’ils restent exempts d’encombrement. Cela vaut pour un atelier attenant comme pour un bureau aménagé.
Si l’activité touche à l’alimentaire, même à petite échelle, le cadre se durcit encore et relève du volet professionnel, avec ses obligations de méthodes adéquates de lutte contre les nuisibles et de preuves à produire. Ce n’est pas le sujet de cette page, qui traite l’habitation.
- Locaux de travail régulièrement entretenus et nettoyés : article R4224-18 du code du travail.
- Vérification conjointe et entretien permanent des dispositifs : règlement sanitaire départemental, article 118 pour l’Île-de-France.
Vous avez le problème devant vous, pas seulement sous les yeux.
Demander un tour de maisonJ’ai bouché tous les trous que j’ai trouvés, et ils sont toujours là.
C’est le bon geste, mais il agit sur l’avenir, pas sur le présent : une colonie déjà installée à l’intérieur n’a plus besoin d’entrer. Pire, un rebouchage fait avant le traitement peut enfermer la population dans une cloison, là où elle devient difficile à atteindre proprement. L’ordre qui fonctionne est toujours le même : diagnostic, coupure des ressources, traitement, contrôle, puis rebouchage durable.
Ce qu’on nous demandeavant d’appeler quelqu’un.
Faut-il traiter les combles si je n’y monte jamais ?
Mon voisin a des poules et un compost. Est-ce que ça compte ?
Le traitement est-il dangereux pour mon chien ou mon chat ?
Combien de temps faut-il laisser les dispositifs en place ?
Et si la maison est en location ?
Les pagesqui vont avec celle-ci.
Par où commencer
L’atlas des nuisibles et la méthode générale, si l’espèce n’est pas encore identifiée.
Ouvrir RongeursUn nid de souris
Distinguer un passage d’une colonie installée avant de faire venir quelqu’un.
Ouvrir BudgetCe qui fait varier un devis
Surface, nombre de points, passages : ce qui change la note d’une maison à l’autre.
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