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Insectes

Cafards et blattes.Pourquoi un traitement ponctuel ne suffit jamais.

Si ça revient six semaines après le passage, le produit n’est presque jamais en cause. Ce qui est en cause, c’est le périmètre traité : une cuisine sans la salle d’eau, ou un appartement sans la colonne qui le dessert.

  • Blattes germaniques et orientales
  • Logement et collectif
  • France entière

Ce que vous voyez, et où

Vos coordonnées ne sont transmises qu’au professionnel chargé de vous répondre, et à personne d’autre.

Carnet de terrain
Fiche d’intervention
Les pièces
Cuisine seule, ou cuisine et salle d’eau ? La réponse change le périmètre.
L’heure
En pleine nuit à la lumière, ou en plein jour ? Le jour signale une population installée.
Les traces
Des points noirs comme du poivre moulu dans les angles de placard.
Le voisinage
En immeuble : est-ce que d’autres logements sont concernés, ou l’ignorez-vous ?

Ces quatre repères se relèvent sans rien démonter. Ils décident du périmètre à traiter, qui est la vraie question.

120Article « Insectes » du RSD d’Île-de-France
TP18Type de produit visé pour les insectes
5ansValidité du certibiocide de l’intervenant
3Catégories du certibiocide nuisibles
8129ACode NAF de la branche 3D

La récidiven’est pas un échec du produit.

Le scénario est presque toujours le même. Un passage a lieu, la cuisine est traitée, tout va bien pendant quelques semaines, puis les premiers individus réapparaissent. On en conclut que le traitement n’a pas marché. En réalité, il a marché exactement là où il a été appliqué, et nulle part ailleurs.

Les blattes vivent dans la chaleur et l’humidité, et elles se tiennent dans des interstices qu’on ne regarde pas : joints de plan de travail, arrière de plaque, socle de meuble bas, moteur et grille arrière du réfrigérateur, gaine de ventilation, vide sous la baignoire, colonne technique. Une intervention qui ne rouvre pas ces endroits traite la partie visible d’une population dont l’essentiel est ailleurs.

En habitat collectif, le raisonnement monte d’un cran. Les colonnes techniques et les gaines relient les logements entre eux. Traiter un appartement pendant que ses voisins ne font rien revient à vider une pièce d’eau dont le robinet reste ouvert. C’est la raison pour laquelle un traitement sérieux en immeuble se pose d’emblée la question du périmètre, et pas seulement celle du produit.

Ce que le règlement prévoit

L’action collectiven’est pas une faveur à demander.

C’est le point que presque personne ne connaît, et il change la conversation avec un syndic ou un bailleur. Le règlement sanitaire départemental demande aux occupants de maintenir leurs locaux propres et de prendre toutes précautions pour éviter le développement et la prolifération des insectes ou vermines, en nommant explicitement les blattes. Il ajoute qu’ils sont tenus de faire désinsectiser leurs locaux dès l’apparition de ces parasites.

Et surtout : les occupants ne peuvent en aucun cas s’opposer à une mesure générale de désinsectisation ou de désinfection. Autrement dit, le texte prévoit le traitement à l’échelle de l’immeuble et refuse qu’un occupant le bloque. Quand un voisin invoque son refus pour empêcher une action d’ensemble, c’est cette phrase qu’il faut connaître.

Attention à la numérotation : dans le règlement d’Île-de-France, ces dispositions relèvent de l’article 120, qui traite des insectes, tandis que l’article 118 traite des rongeurs. Les numéros varient d’un département à l’autre et ne se citent jamais sans préciser lequel.

  • Obligation de faire désinsectiser dès l’apparition et impossibilité de s’opposer à une mesure générale : règlement sanitaire départemental, article 120 pour l’Île-de-France.
  • Types de produits : TP18 pour les insecticides, au sens du règlement (UE) n° 528/2012.

Vous avez le problème devant vous, pas seulement sous les yeux.

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Les foyers qu’on oublie

Six endroitsque le traitement doit couvrir.

L’arrière du réfrigérateur

Le moteur est chaud en permanence : c’est le premier abri d’une cuisine.

Le socle des meubles bas

Le vide sous le caisson communique souvent d’un meuble à l’autre.

Les joints du plan de travail

Un joint décollé au niveau de l’évier ouvre un interstice protégé et humide.

La salle d’eau

Traitée une fois sur deux, alors qu’elle réunit la chaleur et l’humidité.

Les gaines et colonnes

Le chemin par lequel une population passe d’un logement à l’autre.

Le petit électroménager

Cafetière, grille-pain, micro-ondes : des volumes chauds rarement déplacés.

Ce que fait l’intervenant

Quatre temps,et le périmètre décidé au premier.

Il délimite

Les pièces et, en collectif, les logements et colonnes concernés. Tout le reste en dépend.

Il ouvre

Socles, gaines, arrières d’électroménager. Ce qui n’est pas ouvert n’est pas traité.

Il traite

Selon l’espèce identifiée, avec des produits dont l’emploi relève de son certificat.

Il repasse

Un contrôle est prévu : sans lui, on ne sait pas si la population a réellement décroché.

Vous avez le problème devant vous, pas seulement sous les yeux.

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Mon voisin refuse de faire traiter. Je fais quoi ?

Vous n’êtes pas démuni, et ce n’est pas qu’une affaire de bonne volonté. Le règlement sanitaire départemental prévoit que les occupants ne peuvent en aucun cas s’opposer à une mesure générale de désinsectisation. Signalez la situation par écrit au syndic ou au bailleur en citant ce point, et demandez que le traitement soit organisé à l’échelle de la colonne ou de l’immeuble. Faire traiter votre seul logement pendant ce temps reste utile, mais tenez-le pour ce que c’est : une mesure d’attente.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demandeavant d’appeler quelqu’un.

Voir un cafard en plein jour, est-ce grave ?
C’est surtout informatif. Ces insectes se tiennent normalement à l’abri et sortent quand la lumière baisse. Une activité diurne visible indique en général que les abris habituels sont occupés. C’est un élément à signaler à l’intervenant, pas une raison de paniquer.
Faut-il vider entièrement la cuisine avant le passage ?
Pas entièrement, et pas avant d’en avoir parlé. L’intervenant a besoin de voir l’état réel et d’accéder aux socles, aux gaines et aux arrières d’appareils. Il vous dira ce qu’il faut dégager, ce qu’il faut protéger et ce qu’il vaut mieux ne pas toucher.
Est-ce que ça part en une seule intervention ?
Cela dépend du périmètre et de l’ampleur, et c’est l’intervenant qui le dit après avoir vu les lieux. Ce qui est sûr, c’est qu’un traitement sans contrôle prévu ne permet pas de conclure : c’est le repassage qui dit si la population a décroché.
Quelle différence entre blatte germanique et blatte orientale ?
Elles ne s’installent pas aux mêmes endroits, ce qui change le périmètre à traiter. L’atlas des nuisibles de la page d’accueil donne les indices de reconnaissance. L’identification précise revient à l’intervenant : elle oriente le protocole, et c’est une des raisons pour lesquelles il se déplace.
Les produits du commerce peuvent-ils suffire ?
Sur quelques individus isolés et récents, parfois. Sur une population installée, le problème n’est pas la puissance du produit mais l’accès aux abris : ce qui n’est pas ouvert n’est pas traité. C’est là que l’intervention professionnelle se justifie, avec un certificat individuel qui en autorise les produits.
Mise en relation

Le périmètre compteplus que le produit.

Les pièces et les logements concernés

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