Cafards et blattes.Pourquoi un traitement ponctuel ne suffit jamais.
Si ça revient six semaines après le passage, le produit n’est presque jamais en cause. Ce qui est en cause, c’est le périmètre traité : une cuisine sans la salle d’eau, ou un appartement sans la colonne qui le dessert.
- Blattes germaniques et orientales
- Logement et collectif
- France entière
- Fiche d’intervention
- Les pièces
- Cuisine seule, ou cuisine et salle d’eau ? La réponse change le périmètre.
- L’heure
- En pleine nuit à la lumière, ou en plein jour ? Le jour signale une population installée.
- Les traces
- Des points noirs comme du poivre moulu dans les angles de placard.
- Le voisinage
- En immeuble : est-ce que d’autres logements sont concernés, ou l’ignorez-vous ?
Ces quatre repères se relèvent sans rien démonter. Ils décident du périmètre à traiter, qui est la vraie question.
La récidiven’est pas un échec du produit.
Le scénario est presque toujours le même. Un passage a lieu, la cuisine est traitée, tout va bien pendant quelques semaines, puis les premiers individus réapparaissent. On en conclut que le traitement n’a pas marché. En réalité, il a marché exactement là où il a été appliqué, et nulle part ailleurs.
Les blattes vivent dans la chaleur et l’humidité, et elles se tiennent dans des interstices qu’on ne regarde pas : joints de plan de travail, arrière de plaque, socle de meuble bas, moteur et grille arrière du réfrigérateur, gaine de ventilation, vide sous la baignoire, colonne technique. Une intervention qui ne rouvre pas ces endroits traite la partie visible d’une population dont l’essentiel est ailleurs.
En habitat collectif, le raisonnement monte d’un cran. Les colonnes techniques et les gaines relient les logements entre eux. Traiter un appartement pendant que ses voisins ne font rien revient à vider une pièce d’eau dont le robinet reste ouvert. C’est la raison pour laquelle un traitement sérieux en immeuble se pose d’emblée la question du périmètre, et pas seulement celle du produit.
L’action collectiven’est pas une faveur à demander.
C’est le point que presque personne ne connaît, et il change la conversation avec un syndic ou un bailleur. Le règlement sanitaire départemental demande aux occupants de maintenir leurs locaux propres et de prendre toutes précautions pour éviter le développement et la prolifération des insectes ou vermines, en nommant explicitement les blattes. Il ajoute qu’ils sont tenus de faire désinsectiser leurs locaux dès l’apparition de ces parasites.
Et surtout : les occupants ne peuvent en aucun cas s’opposer à une mesure générale de désinsectisation ou de désinfection. Autrement dit, le texte prévoit le traitement à l’échelle de l’immeuble et refuse qu’un occupant le bloque. Quand un voisin invoque son refus pour empêcher une action d’ensemble, c’est cette phrase qu’il faut connaître.
Attention à la numérotation : dans le règlement d’Île-de-France, ces dispositions relèvent de l’article 120, qui traite des insectes, tandis que l’article 118 traite des rongeurs. Les numéros varient d’un département à l’autre et ne se citent jamais sans préciser lequel.
- Obligation de faire désinsectiser dès l’apparition et impossibilité de s’opposer à une mesure générale : règlement sanitaire départemental, article 120 pour l’Île-de-France.
- Types de produits : TP18 pour les insecticides, au sens du règlement (UE) n° 528/2012.
Vous avez le problème devant vous, pas seulement sous les yeux.
Demander un traitement de blattesSix endroitsque le traitement doit couvrir.
L’arrière du réfrigérateur
Le moteur est chaud en permanence : c’est le premier abri d’une cuisine.
Le socle des meubles bas
Le vide sous le caisson communique souvent d’un meuble à l’autre.
Les joints du plan de travail
Un joint décollé au niveau de l’évier ouvre un interstice protégé et humide.
La salle d’eau
Traitée une fois sur deux, alors qu’elle réunit la chaleur et l’humidité.
Les gaines et colonnes
Le chemin par lequel une population passe d’un logement à l’autre.
Le petit électroménager
Cafetière, grille-pain, micro-ondes : des volumes chauds rarement déplacés.
Quatre temps,et le périmètre décidé au premier.
Il délimite
Les pièces et, en collectif, les logements et colonnes concernés. Tout le reste en dépend.
Il ouvre
Socles, gaines, arrières d’électroménager. Ce qui n’est pas ouvert n’est pas traité.
Il traite
Selon l’espèce identifiée, avec des produits dont l’emploi relève de son certificat.
Il repasse
Un contrôle est prévu : sans lui, on ne sait pas si la population a réellement décroché.
Vous avez le problème devant vous, pas seulement sous les yeux.
Demander un traitement de blattesMon voisin refuse de faire traiter. Je fais quoi ?
Vous n’êtes pas démuni, et ce n’est pas qu’une affaire de bonne volonté. Le règlement sanitaire départemental prévoit que les occupants ne peuvent en aucun cas s’opposer à une mesure générale de désinsectisation. Signalez la situation par écrit au syndic ou au bailleur en citant ce point, et demandez que le traitement soit organisé à l’échelle de la colonne ou de l’immeuble. Faire traiter votre seul logement pendant ce temps reste utile, mais tenez-le pour ce que c’est : une mesure d’attente.
Ce qu’on nous demandeavant d’appeler quelqu’un.
Voir un cafard en plein jour, est-ce grave ?
Faut-il vider entièrement la cuisine avant le passage ?
Est-ce que ça part en une seule intervention ?
Quelle différence entre blatte germanique et blatte orientale ?
Les produits du commerce peuvent-ils suffire ?
Les pagesqui vont avec celle-ci.
Par où commencer
L’atlas des nuisibles, pour distinguer une blatte d’un insecte de passage.
Ouvrir Qui paieLocataire ou propriétaire
En immeuble, la question du périmètre devient vite une question de charge.
Ouvrir UrgenceInfestation en cours
Les gestes utiles dans les heures qui précèdent la visite.
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